Alenvi signe le renouveau du métier d’auxiliaire de vie

La France comptera 9 millions de personnes âgées de plus de 75 ans en 2030. Les auxiliaires de vie, qui déclarent pourtant à 96 % d’entre elles s’épanouir auprès des personnes âgées, exercent un métier ayant mauvaise presse et difficile au quotidien. La jeune entreprise Alenvi s’est donnée pour mission de rendre ce métier plus attractif, en partie grâce aux outils qu’offre la technologie.

La proposition d’Alenvi est venue du contact avec plusieurs familles qui se plaignaient de ne pas trouver les bonnes personnes pour aider leurs parents. Une étude réalisée par la start-up dévoile les facteurs qui pèsent sur la motivation de ces aidants : des horaires très flexibles, un salaire faible, peu de temps pleins, un planning contraint, très peu de relations entre collègues, des liens compliqués avec les familles… « Nous privilégions une approche centrée sur la qualité, en nous intéressant aux auxiliaires de vie dont les aidants attendent beaucoup. Nous les appelons auxiliaires d’envie pour expliquer qu’elles sont passionnées par les personnes âgées en les aidant dans le quotidien mais aussi en passant des bons moments, des promenades, des jeux, des tranches de vie », souligne Guillaume Desnoës, l’un des trois fondateurs d’Alenvi avec Thibault de Saint Blancard et Clément Saint Olive… Alenvi recrute ainsi des auxiliaires rémunérées à des tarifs supérieurs à la moyenne, en les orientant vers des bénéficiaires proches de chez elles et en leur apportant autonomie et responsabilité dans la façon dont elles gèrent leur planning avec leurs collègues. Elles participent aux entretiens des auxiliaires recrutées et aux prospections avec les bénéficiaires potentiels, ce qui leur donne une part active au développement de l’entreprise.

Issus de HEC mais avec des parcours complémentaires – Sodexo, Leroy-Merlin et la start-up Alvarum notamment – les fondateurs se sont associés autour de l’idée que la touche d’humanité dans ce métier peut également être apportée par la technologie. Chaque auxiliaire est ainsi équipée d’un smartphone, utilisé pour des aspects pratiques de gestion, de communication entre collègues et pour donner des nouvelles rapidement et de façon spontanée aux familles des bénéficiaires. « C’est en laissant les gens responsables de leurs actions, en les rendant autonomes que l’on maximise la motivation et la qualité du service ». Depuis mai, Alenvi a recruté 7 auxiliaires d’envie pour une vingtaine de bénéficiaires en région parisienne et prévoit plusieurs dizaines de recrutements d’ici début 2017.

  

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